SATPREM:
le travail de la transformation du corps
et la contagion nocive de l’entourage
(d’après ses Carnets d’une Apocalypse)


«La moindre ombre, en moi ou dans les personnes autour (sans différence), est perçue comme quelque chose de très douloureux, presque physiquement douloureux.»

12.12.1982 (tome III)


«Toute trace de Mensonge devient insupportable et tellement douloureuse, même quand c’est senti dans les “autres” — qui apparaissent de moins en moins “autres”. Alors cela fait un monde suffocant et douloureux, physiquement douloureux.»

21.6.1983 (tome III)


«De toutes les vibrations, la plus nocive pour le corps (étrange à dire) est la toute petite vibration de mécontentement ou de mauvaise humeur. (Comme je comprends Mère maintenant!). Quand c’est là dans l’entourage, il attrape la contagion instantanément et il se crispe, se raidit. Toute la journée il était là à essayer de desserrer cela, et rien à faire, c’était coincé, serré, raidi — le Pouvoir ne passait plus.»

20.7.1983 (tome III)


«Je commence à mesurer très douloureusement mon unité matérielle avec toute la Matière autour.»

10.9.1983 (tome III)


«Un tout petit exemple “saignant”. Luc m’a écrit pour me parler du film de David sur moi. J’étais dans ma salle de bains en train de me frotter les gencives et je pensais que ce film allait attirer de mauvaises attentions sur moi — instantanément mon doigt a glissé et je me suis déchiré la gencive avec l’ongle. Cela n’est jamais arrivé. C’est-à-dire que le contact (avec tout) est devenu immédiat et physique. C’est-à-dire qu’il ne faudrait jamais penser négativement ni aux mauvais choses ou aux mauvais gens...
C’est-à-dire, en fait, que l’on baigne constamment dans les mauvais “attentions” du monde. On ne sait pas à quel point on vit dans le poison (je commence à le savoir).»

22.9.1983 (tome III)


«Mon idée des douze sur l’ “Île de Mère” était bonne, mais où sont les douze? Cela recommencerait comme à l’Ashram!»

4.10.1983 (tome III)


«Chez tous-tous les êtres humains il y a ce félin caché. Je suis las des êtres humain. J’aspire à une espèce sans ego et sans griffes.»

28.10.1983 (tome III)


«Ce matin, j’avais un petit travail matériel à faire avec X e Y. Aucun effort physique: je devais seulement vérifier quelque chose avec eux. Tant que le travail durait, je ne me suis aperçu de rien, et puis, soudain, quand je les ai quittés j’ai été pris d’un épuisement physique, je ne sait pas, incompréhensible, avec une irritation partout dans le corps comme si j’avais absorbé des choses néfastes pour lui, on pourrait presque dire empoisonnées — j’avais mal partout et j’était épuisé. Si je m’était écouté, je serait resté allongé... Je me suis assis, et cela a été un tel cri dans tout le corps physique (pas la conscience corporelle, non: le corps purement physique avec ses os, ses nerfs, ses fibres). Un cri de supplication pour respirer l’air vrai, l’air ensoleillé, la Vie vraie, la Vérité-la vérité-la vérité — la Vérité était devenue pour lui une question d’air respirable.»

2.12.1983 (tome III)


«J’ai donné mes carnets à ma Douce[=Sujata].
Autrefois, je pensais à douze personne, mais s’il y en a deux ou trois, ce serait déjà un miracle.»

12.12.1983 (tome III)


«J’imagine que les premiers hommes qui ont réussi à se détacher de la famille des singes ont dû avoir beaucoup de difficultés à sortir du vieil environnement et à créer leur nouveau milieu.»

5.1.1984 (tome IV)


«Est-ce que je vais pouvoir rester ici?
J’ai une grande lassitude de tous les êtres humains et de leur nature. Il faut changer de nature, ou bien c’est invivable.»

23.1.1984 (tome IV)


«On est poignardé par tout ce qui n’est pas transparent — c’est cela, le fait.»

1.2.1984 (tome IV)


«Je ne crois vraiment en aucun groupe, aucune collectivité, aucune Institution: seuls des individus — de rares individus — peuvent faire

20.3.1984 (tome IV)


«Ce matin, j’ai essayé de lire les épreuves du livre de Luc, et presque tout de suite je me suis senti tellement épuisé, vidé, je commençais à avoir mal dans le cœur. J’ai dû m’arrêter.»

28.12.1984 (tome IV)


«Je viens de subir une abominable torture, ce matin. […] Est-ce X qui m’a rapporté tout le poison d’Auroville?»

12.1.1985 (tome V)


«J’ai dû parler au sujet d’Auroville, ce matin, et cela à multiplié les névralgies.»

11.8.1985 (tome V)


«Il y a une force ou un être qui veut absolument me tuer. Cette nuit “il” était là[…] Ce matin, je suis tout disloqué (plus une lettre de Luc).»

17.9.1985 (tome V)


«Mais alors le corps devient d’une sensibilité épouvantable: dès qu’on lui parle de quelque chose ou quelqu’un, il est immédiatement en contact matériel avec cette chose ou ce quelqu’un. Ce matin, j’ai lu une lettre de Luc où il suggère l’hôpital de Houston avec ses machines merveilleuses qui pourraient “tester” les yeux de Sujata — j’ai failli éclater en sanglots! j’étais dans un monde MONSTRUEUX. (J’étais dans.) Leur monde est monstrueux. E ils ne s’en rendent même pas compte — au contraire, c’est la “merveille” pour eux!
C’est pire que l’Atlantide.
Ce sont de sous-diables.»

2.10.1985 (tome V)


«Je suis devenu tellement fragile et vulnérable — a tout

22.2.1986 (tome VI)


«Ce matin, toute la matinée, ce cou et cette épaule droite étaient raidis, tordus de douleur (je sais, j’ai attrapé cela hier soir au contact de X et Z), et dessous il y avait cette Puissance si merveilleuse, si VRAIE, si divine, suprême — et puis... ce Mensonge. C’était tout le corps qui criait-sentait: mais c’est un Mensonge! c’est un Mensonge! ce mal est un Mensonge! Mais... le Mensonge continuait imperturbablement.»

11.3.1986 (tome VI)


«J’ai dû écrire à Luc une lettre sévère, et j’ai instantanément attrapé mal à l’aine et au genou droit, plus sciatique droite déchaînée — une “sympathie” névralgique instantanée.»

4.8.1986 (tome VI)


«Luc à dû recevoir ma lettre parce que, hier soir, j’ai recommencé à avoir mal à l’aine, et ce matin j’avais un paquet névralgique dans le dos. Je n’ai pas pu m’assoir.
Que peut-on faire tant que le corps trempera au milieu de cette obscurité générale?
Est-ce qu’on peut faire une troué dans ce “barbelés” tant que la Matière collective chérit ces barbelés, soutient ces barbelés, veut ces barbelés?... Il y a cinq milliards d’“humains” là-dedans. Quelles sont les volontés qui aident?… Quatre ou cinq, peut-être.»

12.8.1986 (tome VI)


«Je vois, par des exemples concrets (et pénibles, douloureux) que le système nerveux est l’instrument qui attrape toutes les obscurités environnantes. Je comprends Mère dans le détail. On voudrait être à l’abri de tout, dans un cocon, jusqu’à ce que ce soit fini — C’est-à-dire jusqu’à ce que tout ce système malheureux (ce système animalo-humain) soit changé.
On peut prendre toutes les précautions que l’on veut, mais dès que l’on entre en contact avec quelqu’un, toutes ses obscurités, toute la mort qui est là, se jette sur vous. C’est curieux. Et c’est instantané.»

30.8.1986 (tome VI)


«Hier, 6 novembre, j’aurais pu dire que tout était fait, et ce matin je rencontre X, et en cinq minutes j’ai rattrapé toute la mort (si je puis dire).»

7.11.1986 (tome VI)


«Aussi, j’ai dû attraper la lettre de ma sœur “sur mon dos” — on dévient vulnérable à tout.
On dirait qu’il faut prendre la douleur de chacun, outre la sienne.»

2.4.1987 (tome VII)


«Je remarque que plus “ça” descends ici, plus le désordre autour s’accentue (je parle de la petite circonférence de Land’s End et des gens qui y travaillent) mais je ne sais pas non plus où s’arrête l’ “autour”….»

6.4.1988 (tome VIII)


Et puis, cette notation agaçante (peut-être une vision en avant de ce qui est arrivé au corps de Satprem ce mystérieux 9 avril 2007 derrière lequel les “IREsponsables” se cachent toujours et sans la moindre honte) —

«…une étrange vision.
Je me suis vu dans un cercueil (sans couvercle), j’étais très blanc (je ne sais quel âge) et je me disait: “Mais je suis encore plein de force et de vigueur! Il faut que je m’échappe de là.”
C’est tout.
J’avais une sorte de sentiment que pour que je “m’échappe de là”, il fallait que je me cache ou que l’on ne me voie pas, comme s’il y avait des “ennemis” autour ou dans les environs.
J’étais mort et j’était encor plein de force…»

2.6.1989 (tome IX)


Et encore: «J'ai découvert (péniblement) ce matin, un abominable et stupéfiante contagion physique. Je ne veux pas donner de détails, mais jamais-jamais je n'aurais imaginé pareille contagion instantanée: tout mon corps était désorganisé, bloqué, cramponné, bouché... je suis stupéfait. Au bout de dix minutes, j'ai dû arrêter mon travail... Le corps était comme envahi par quelque chose de complètement étranger qui brouillait et faussait tout son rythme propre.
À ce points... c'est ahurissant (et douloureux).
Vraiment, comme si mon être physique (les muscles, les tendons, la respiration, le fait purement physique) était devenu différent de celui des autres êtres (à part Sujata). Je n'en reviens pas.
Mes yeux restent tout écarquillés par cette découverte.
C'est aussi un avertissement que l'on me donne.
Mais alors Mère? Sri Aurobindo? ... au milieu de “tout ca” [...]
Et un contagion qui vient des gens très gentils, très dévoués, très clairs même — mais le physique est comme différent!
Comme si j'avais une autre sorte de corps ou comme si mon corps était fait d'une autre substance.»

13.9.1990 (tome X)


«L[uc] ne m’aide pas.»

30.1.1992 (tome XII).


Voir l’entière “Conversation avec Sujata” du 24 juillet 1992 (tome XII, pages 166-175).
[“L” c’est Luc, tandis que “S” c’est Susie].


«Intrusion de F à Land’s End.»

20.8.1992 (tome XII).


«Je crois que tous les contacts (même épistolaires) exaspèrent ou multiplient la difficulté.»

1.9.1992 (tome XII).


«L[uc] a épousé la perversion américaine, il veut faire sono “Navajata” américain avec sa “societé” mensongère.»

8.10.1993 (tome XIII).

«J’apprends téléphoniquement que L[uc] réclame 42 000 dollars (!) à l’Institut de Paris pour payer les “dettes” américaines “au service de Mère e de Sri Aurobindo” … Un escroc. Je comprends les difficultés de mon dos.»

20.11.1993 (tome XIII).


«Lettre de L[uc].
Que cette triste manière d’être puisse changer.
(Sujata n’a pas voulu que je lise cette lettre: “ça pourrait vous tuer”).»

22.1.1994 (tome XIV).