AUTHENTICITÉ DES CARNETS

Les sept premiers volumes des Carnets d’une Apocalypse de Satprem ont été publiés entre l’année 1999 et l’année 2007, sous la directe supervision de l’Auteur. Sept volumes en huit années: bien évidemment, c’est la marche régulière que Satprem lui-même a envisagée pour cette Œuvre (qui, nous le rappelons ici, devrait comprendre 24 tomes en tout).
Après le départ de Satprem et Sujata (en 2007), beaucoup d’entre nous, qui lisons avec ferveur ces Carnets, n’éprouvons pas le même sentiment de totale confiance que lorsqu’ils étaient publiés par Satprem. Ces Carnets posthumes (à peine cinq volumes en neuf ans! — 2008-2016) sont révisés par des personnes qui n’ont pas les compétences ni les capacités spécifiques qu’il faudrait (voir, à titre d’exemple, la montagne d’erreurs que nous avons relevées en survol et signalées pour les tomes VIII, IX et X). Et, surtout, ces gens n’ont pas de transparence ni de crédibilité suffisante. Bien au contraire, ils ont donné en plusieurs occasions la preuve d’un esprit retors, et l’impression d’avoir trop de choses à cacher (à ce propos, voir la reproduction de nos échanges épistolaires avec l’IRE, et de leurs non-réponses élusives et ambiguës; beaucoup d’autres personnes ont noté — et nous ont signalé — cette même attitude (disons mieux, ‘crassitude') des responsables de l’IRE, enclins à se cacher derrière des circonlocutions, sans jamais répondre aux questions sincères qu’on leur pose) avec, en plus, une tendance à considérer comme «hostiles» tous ceux qui osent mettre à nu leurs disfonctionnements les plus évidents.
Trouver des fautes et des erreurs dans les Carnets publiés après le départ de Satprem (notons tout de même que le tome 12 comprend beaucoup moins de fautes) est déjà assez ennuyeux et embarrassant, mais le pire est que c’est bien loin d’être le problème le plus grave! C’est seulement un petit signe (le signe extérieur, le plus évident) d’un manque de respect bien plus terrible et inacceptable. Les erreurs regardent la forme, tandis que le manque de respect concerne surtout la substance. La forme a son importance indubitable, mais la substance est directement reliée au Travail de la transformation!
A partir du moment où personne, en dehors de l’éditeur, n’a accès aux originaux, comment savoir en effet si les Carnets récemment publiés nous livrent bien dans leur totalité les Notes laissées par Satprem? Comment avoir la certitude qu’il n’y a pas eu des coupures, des remaniements, voire de simples erreurs de lecture? L’écriture de Satprem n’a jamais été aisément déchiffrable, surtout dans les dernières années, rappelons-le. A cela s’ajoutent tous les problèmes de conservation qui peuvent se poser, dès lors que les originaux demeurent vraisemblablement stockés en Inde: humidité, insectes, ravages du temps… Les textes ont-ils au moins été scannés, photographiés? Aucune réponse. La vibration subtile qu’on peut percevoir en lisant le douzième volume des Carnets (c’est-à-dire, le dernier publié à ce jour), crée en nous un sentiment de malaise. Dans ces pages, il nous semble entrer en contact avec un Satprem réduit en morceaux, voire déchiré, sinon mutilé.
À la fin du volume, on a l’impression d’une sorte de guillotine tombée sur ses pages avec l’acharnement d’un impitoyable bourreau.
Après le départ de Satprem, n’aurait-il pas été envisageable de nommer, en Inde peut-être, une sorte de Fondation composée de membres désintéressés et intègres, qui auraient eu au minimum un droit de regard, afin de s’assurer que les œuvres de Satprem seraient publiées aussi fidèlement que possible, dans leur intégralité et selon un rythme acceptable? Les éditeurs actuels s’enveloppent d’une chape de silence et ne répondent à aucune interrogation, aussi légitime soit-elle, estimant n’avoir de comptes à rendre à personne. Mais Satprem ne leur appartient pas! Ce n’est pas à deux ou trois «privilégiés» qu’il a légué son œuvre écrite, ces notes arrachées de lui page après page dans la douleur, mais à tous ceux qui voudraient «suivre» un jour et mettre leurs pas dans les siens. L’œuvre de Satprem appartient à toute l’humanité, on ne le répétera jamais assez. C’est là la raison de cet article, que nous nous sommes sentis obligés d’écrire, dans l’espoir de soulever un coin du voile qui entoure la parution des Carnets, peut-être même, espérons-le, de secouer les consciences salies qui ont posé leurs griffes sur les manuscrits de Satprem. Si certains souhaitent exprimer leurs impressions à ce sujet, nous les publierons ici (sous le couvert de l’anonymat, bien sûr, s’ils le souhaitent). Sait-on jamais ce qui pourra produire des effets, finalement?
Voilà des années, désormais, que nous cherchons à susciter cet impossible miracle d’obliger les menteurs à admettre leurs mensonges et les sots à reconnaitre leur sottise...
Au fond, impossible n’est pas français!

Le 6 mai 2016


Nous publions, ci-dessous, vos messages:

Le Râkshasa (par Arpana Takâra)

Tanya et Pino

Celia

Stella